Yannik Morin et Hugo Le Bire sont les deux propriétaires de La Bat Cave. Depuis maintenant une dizaine d’années, une profonde amitié s’est développée entre eux, période durant laquelle ils ont été coéquipiers sur l’équipe nationale de bobsleigh. Cette amitié est bien sûr basée sur des intérêts communs, mais avant tout, sur une passion pour l’entraînement et les performances athlétiques. Durant cette période, ils ont pris des routes parfois différentes pour maintenant se rencontrer avec le même désir : aménager un centre de haute performance athlétique.
Depuis 13 ans déjà Yannik Morin est entraîneur de musculation pour diverses catégories d’athlètes. Copropriétaire de « Sculpture physique », une entreprise se spécialisant dans la perte de poids et le développement de culturistes, discipline où Yannik remporte lui-même un grand succès. Il rafla le titre de Monsieur Univers Naturel (compétition où les athlètes sont testés pour dépistage de drogue et de stéroïdes). À l’image de sa carrière athlétique, le succès professionnel de Yannik l’amène à grossir son entreprise. Il quitte Sculpture physique et fonde sa propre compagnie : « Yannik Morin Performance ». Travaillant au départ à son domicile, l’essors de son entreprise le pousse à louer un local afin de pouvoir servir une plus grande clientèle. Ce goût du risque Yannik le possède depuis son enfance, aillant comme modèle familial un père lui-même entrepreneur; grossir son entreprise est donc pour Yannik dans l’ordre logique des choses.
Tout en poussant sa carrière professionnel vers de nouveaux sommets, il prend un nouveau virage dans sa carrière athlétique en s’entraînant pour devenir membre de l’Équipe Nationale de Bobsleigh. Décidément, le succès lui colle à la peau, car, après seulement trois années au sein de l’équipe, Yannik prend part aux jeux olympiques de Salt Lake city 2002 comme pilote en bobsleigh à deux équipiers.
Ces années passées dans les hautes sphères athlétiques ont su profiter à Yannik. Ayant côtoyé des entraîneurs de grande renommée, ses connaissances du milieu sportif ont fait naître une nouvelle catégorie de client, c’est-à-dire les athlètes de haut niveau et sportifs aguerries. Isl doit donc adapter son local pour pouvoir servir adéquatement cette nouvelle clientèle, mais l’espace restreint dans son local est encore une fois un frein au développement de son entreprise. Il met donc sur pied le projet d’un centre multidisciplinaire ou tous les services connexes à l’entraînement technique des athlètes seront disponibles sous un même toit.
Yannik rencontre alors plusieurs intervenants dans le milieu sportif afin de leur présenter son projet, le tout restant sans succès. Mais enfin, l’idée trouve preneur lors d’une rencontre avec son vieil ami et ancien partenaire de bobsleigh Hugo Le Bire. Projet dans lequel les deux partenaires de longue date se lancent à fond.
Le cheminement de Hugo est un atout précieux au développement du projet. Diplômé en science de l’activité physique, il s’intéresse depuis longtemps au sport. Depuis sa jeunesse Hugo pratique l’athlétisme, coureur de 100 mètres et 200 cents mètres Il fonde avec des amis leur propre club d’athlétisme et engage un entraîneur pour suivre leur développement athlétique. Dans la même période, Hugo est lui-même entraîneur d’athlétisme pour les activités para-scolaires de la ville de Laval. La débrouillardise est décidément le mot d’ordre pour ce jeune homme de 17 ans.
C’est à cette période que l’Équipe du Québec de bobsleigh vient recruter Hugo. Il met un terme à ses activités professionnelles pour ce consacrer à ce nouveau défi qu’il pratiquera jusqu’à l’âge de 21 ans.. Durant cette période Hugo entre à l’université et travaille aussi dans des centres de musculation comme entraîneur. L’équipe du Québec de bobsleigh étant dissoute pour manque de fond et de subvention, il retourne à son première amour, le sprint. Du côté professionnel, Hugo prend de nombreuses tâches d’assistant professeur à l’université. Mais un vide reste à combler. C’est en 1997 qu’il décide avec son copain Yannik de s’entraîner à nouveau pour le bobsleigh. Initiative qui sera profitable, puisqu’en 1999 l’équipe nationale leurs ouvre ses portes.
Afin de pouvoir étudier à temps partiel et s’entraîner, Hugo fonde sa propre compagnie d’entraînement privé : Bioforme. Il loue alors un local dans un centre de conditionnement physique où il développe une bonne clientèle. En 2001, une blessure vient ternir son rêve olympique et il est forcé d’abandonner le sport qu’il chérit. Le centre où il oeuvrait annonçant sa fermeture, il prendra le poste de conseiller technique à la Clinique médicale Sanagex.
Suite à de nombreuses rencontres entre Hugo et Yannik, leur rêve se concrétise : l’ouverture d’un centre d’entraînement haute performance. Basé sur un concept unique au Québec, inspiré de centre qu’ils avaient visités à de nombreuses reprises lors de compétitions en Europe: pouvoir offrir tous les outils nécessaires à la préparation physique sous un même toit. Un centre où Yannik bénéficierait de plus d’espace et Hugo pourrait se bâtir une clientèle tout en gardant son poste de consultant à la clinique. Ils conclurent lors de l’élaboration du centre qu’il serait plus avantageux de partager un local avec d’autres spécialistes, qui seraient locataires, afin de réduire les frais et offrir un service plus complet à leurs clients. |